Cent ans et toujours le sourire. L’usine Bel de Lons-le-Saunier célèbre un siècle d’histoire industrielle. Berceau de La Vache qui rit, elle expédie ses produits aux quatre coins du monde. Mais derrière la célèbre vache rouge, le site jurassien continue surtout d’innover pour préparer les cent prochaines années.
Une boîte ronde, une vache rouge et un sourire reconnaissable entre mille. De Lons-le-Saunier à New York, de Tokyo à Casablanca, La Vache qui rit n’a guère besoin de présentation. C’est pourtant bien dans le Jura que s’écrit son histoire.
Mardi 6 octobre, Bel a célébré les 100 ans de son usine lédonienne à la Maison de La Vache qui rit, en présence notamment d’Antoine Fiévet, président du conseil d’administration du groupe, de Cécile Béliot, directrice générale, et de Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté.
L’aventure commence en 1865 à Orgelet avec Jules Bel. Après la Première Guerre mondiale, son fils Léon s’intéresse au fromage fondu et dépose, en 1921, la marque La Vache qui rit. Le dessinateur Benjamin Rabier lui donne ses traits. Elle devient rouge et se pare bientôt de ses célèbres boucles d’oreilles en forme… de boîtes de La Vache qui rit.
Du Jura au monde entier
Face au succès, Léon Bel voit grand. En 1926, il fait construire à Lons-le-Saunier une usine alors ultramoderne. Un siècle plus tard, elle emploie environ 375 salariés et demeure le centre mondial d’expertise de Bel pour le fromage fondu.
Une aventure industrielle avant tout humaine. « Nous sommes très fiers de nos racines jurassiennes. Ce site a une histoire extraordinaire, écrite depuis cent ans par les femmes et les hommes qui y travaillent », a rappelé Antoine Fiévet.
Chaque année, environ 2 milliards de portions de La Vache qui rit sortent des lignes lédoniennes. Deux tiers de la production du site partent à l’export, vers l’Europe, les Amériques ou l’Asie. « La Vache qui rit nous fait sourire, mais en même temps elle nous fait rayonner. C’est une ambassadrice née pour la Bourgogne-Franche-Comté », s’est réjoui Jérôme Durain.
Cent ans… et déjà demain
À Lons, pas question pourtant de vivre uniquement sur ce glorieux passé. Bel a investi 45 millions d’euros ces dernières années pour moderniser son outil de production. Le site développe notamment des productions bio et 100 % végétales.
Cécile Béliot l’a souligné lors de ce centenaire : Lons reste un site stratégique pour le groupe, appelé à continuer à se transformer et à innover. Symbole de cette nouvelle révolution industrielle, Bel travaille sur ce qu’il présente comme le premier « jumeau numérique » d’un fromage, appliqué à La Vache qui rit. Une réplique virtuelle destinée à mieux piloter sa fabrication.
La transformation est aussi environnementale. Symbole de cette ambition, la chaudière biomasse du site, inaugurée ce mardi 6 octobre à l’occasion du centenaire, permet de réduire de 95 % la consommation de gaz nécessaire à la production de vapeur.
Cent ans après son ouverture, l’usine de Lons-le-Saunier continue ainsi de faire voyager sa célèbre vache autour du monde. Sans jamais vraiment quitter son pré jurassien.
Une question, une demande ? Contactez directement nos équipes !
Nous contacter