Ils l’ont fait ! Agents de la Région, entreprises, équipe pédagogique, élus, prestataires et partenaires… tous ont relevé ce défi collectif. En deux mois, un établissement modulaire de 4 000 m2 est sorti de terre pour accueillir les 850 élèves dans des conditions normales, dès le 1er septembre 2026, jour de rentrée des classes.
« C'est notre projet Notre-Dame à nous », lance Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, pour résumer l'ampleur du défi : un chantier hors norme mené dans des délais tout aussi exceptionnels. Fermé depuis le 11 mai après la découverte de fragilités structurelles sur ses fondations, le lycée des Haberges a rouvert dans un véritable complexe modulaire flambant neuf, à proximité de l'établissement historique. Pour éviter de disperser classes et équipes sur plusieurs sites, la Région, propriétaire des lieux, a opté pour une solution monosite. Coût total de l'opération : 4,8 millions d'euros, incluant la location de 260 modules préfabriqués pour deux ans.
Un chantier salué par tous
Terrassement fin juin, assemblage en usine puis pose des modules en juillet, raccordements et aménagements intérieurs en août : le calendrier a été tenu sans accroc, grâce à la mobilisation de 140 collaborateurs de l'entreprise Cougnaud et de plusieurs sociétés régionales. Lors de sa visite de rentrée, aux côtés du recteur Pierre Moya et du préfet de la Haute-Saône Serge Jacob, Jérôme Durain, le président de la Région, n'a pas caché sa fierté : « C'était un véritable défi, relevé grâce à un excellent dialogue et à une formidable mobilisation collective. Je suis fier et heureux de voir à quel point cet objectif a su fédérer les énergies et les savoir-faire. »
Loin des clichés du préfabriqué, le nouvel établissement propose deux niveaux reliés par un large platelage en bois, un CDI de 170 m², un foyer, une salle d'étude et 32 salles de classe. Même écho côté élèves : « Ce qu'ils ont fait en deux mois, en vrai, c'est énorme. On s'attendait à devoir camper, et finalement, une fois installées dans notre bungalow, on se sent comme dans une classe normale », confient Ninon et Olivia, élèves de seconde. Un constat partagé par Samuel Mingot, professeur de mathématiques, pour qui « le défi était grand », mais la rentrée s'est déroulée de façon « relativement normale ». Des études géotechniques se poursuivront désormais sur le bâtiment fermé, tandis que la vie reprend son cours aux Haberges.
Un élève du lycée Les HabergesCe qu'ils ont fait en deux mois, en vrai, c'est énorme !
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