Il a bien failli disparaître. Cinq ans après la liquidation de la Chocolaterie de Bourgogne, son célèbre escargot regarde désormais vers l’avenir. Une nouvelle usine va sortir de terre à Saint-Apollinaire. Une renaissance dont peut se réjouir toute la Bourgogne-Franche-Comté.
En 2021, les amateurs de chocolat bourguignon avaient bien cru ne plus jamais le revoir. La Chocolaterie de Bourgogne était liquidée et son emblématique escargot au praliné menacé de disparition. Un crève-cœur à Dijon, où son histoire remonte aux années 1930. Près d'un siècle plus tard, l'escargot fait toujours partie du patrimoine gourmand bourguignon.
Car en 2022, René Loquet, ancien directeur général du site, décide de relancer l'aventure avec une poignée d'anciens salariés. Quatre ans plus tard, la Chocolaterie de Bourgogne compte 15 collaborateurs et s'apprête à changer de dimension.
Une nouvelle usine en 2027
La première pierre de sa future usine est posée à l'Écoparc Dijon-Bourgogne, à Saint-Apollinaire. Un nouveau départ, à quelques kilomètres seulement du berceau historique de l'entreprise. Pour la Région, voir cette entreprise emblématique poursuivre son développement sur son territoire est aussi une excellente nouvelle pour l'emploi et le maintien des savoir-faire industriels locaux :
Jérôme DURAIN, président de RégionNous avons cru perdre un morceau du patrimoine industriel bourguignon en 2021. Cinq ans plus tard, nous célébrons non seulement sa survie, mais son développement
Plus de trois millions d'euros vont être investis dans cette nouvelle usine, dont l'ouverture est prévue au printemps 2027. Le site sera dimensionné pour produire jusqu'à 1 000 tonnes de chocolat par an.
Surtout, une dizaine de recrutements sont prévus dès sa mise en service. À plus long terme, René Loquet envisage plusieurs extensions et jusqu'à 50 salariés.
L'escargot, mais pas seulement
Aux côtés de son produit emblématique, la Chocolaterie de Bourgogne veut développer tablettes, papillotes, produits de snacking et surtout bonbons fourrés chocolatés, avec l'ambition de conquérir de nouveaux marchés. « On grandit au fur et à mesure, raisonnablement », résume René Loquet.
En 2021, l'escargot de Bourgogne semblait condamné. En 2026, on pose la première pierre de sa nouvelle maison. Doucement mais sûrement, l'escargot poursuit son chemin.
Une question, une demande ? Contactez directement nos équipes !
Nous contacter